Publié dans Economie

Carburant - Le coût du gasoil et du pétrole ne cesse d’augmenter

Publié le mardi, 06 janvier 2026

L'Office malagasy des hydrocarbures a publié les prix des produits pétroliers valables pour ce mois de janvier 2026. Une analyse des données montre que le gasoil et le pétrole lampant continuent de voir leurs tarifs augmenter de façon régulière. Le litre de gasoil est fixé à 4 670 ariary après une hausse de 10 ariary, tandis que le pétrole lampant atteint 3 520 ariary suite à une progression de 30 ariary. Cette tendance à la hausse pour ces deux produits contraste avec la baisse observée pour l'essence qui descend à 4 970 ariary le litre.

Les autorités expliquent que ces ajustements mensuels suivent le mécanisme automatique convenu avec les partenaires financiers internationaux. L'objectif de l'État est de réduire les écarts fiscaux entre les différents types de carburants pour assurer un équilibre budgétaire national. Un responsable du secteur des transports souligne que la hausse du gasoil, même minime, influence les calculs des coopératives de taxi-be dans la capitale. Pour l'année 2026, une révision de la taxe sur les produits pétroliers est prévue afin de limiter les pollutions liées à l'usage du gasoil. Cette premiére décision de l'année confirme une volonté de vérité des prix sur le marché local. La gestion actuelle cherche à éviter les dettes envers les sociétés pétrolières tout en suivant les cours du baril.

Poids social

L'augmentation régulière du prix du pétrole lampant et du gasoil pèse sur le pouvoir d'achat des ménages, particulièrement en milieu rural. Le pétrole lampant reste la source d'énergie principale pour l'éclairage de nombreux foyers qui n'ont pas accès au réseau électrique. Une vendeuse de produits de première nécessité dans une commune isolée explique que le coût du transport des marchandises augmente chaque fois que le gasoil grimpe, ce qui se répercute sur le prix du riz et de l'huile. Les autorités visent une croissance économique de 4,8 % pour cette année 2026 avec un produit intérieur brut total de 100 181 milliards d'ariary. Pour atteindre ces chiffres, le gouvernement prévoit la suppression totale des subventions pétrolières d'ici le mois d'avril 2026. Cette mesure de dévelopement structurel est présentée comme nécessaire pour libérer des ressources financières vers d'autres services publics essentiels. Les conséquances de ces choix économiques sont suivies par les observateurs qui surveillent la stabilité du pays face à l'inflation. Le déffi pour l'administration est de maintenir une activité économique stable malgré la volatilité des prix à la pompe. La réussite de ce programme dépendra de la capacité des secteurs productifs à s'adapter à ces nouveaux tarifs. Les citoyens attendent une amélioration des infrastructures en contrepartie de ces efforts financiers constants.

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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