Les autorités expliquent que ces ajustements mensuels suivent le mécanisme automatique convenu avec les partenaires financiers internationaux. L'objectif de l'État est de réduire les écarts fiscaux entre les différents types de carburants pour assurer un équilibre budgétaire national. Un responsable du secteur des transports souligne que la hausse du gasoil, même minime, influence les calculs des coopératives de taxi-be dans la capitale. Pour l'année 2026, une révision de la taxe sur les produits pétroliers est prévue afin de limiter les pollutions liées à l'usage du gasoil. Cette premiére décision de l'année confirme une volonté de vérité des prix sur le marché local. La gestion actuelle cherche à éviter les dettes envers les sociétés pétrolières tout en suivant les cours du baril.
Poids social
L'augmentation régulière du prix du pétrole lampant et du gasoil pèse sur le pouvoir d'achat des ménages, particulièrement en milieu rural. Le pétrole lampant reste la source d'énergie principale pour l'éclairage de nombreux foyers qui n'ont pas accès au réseau électrique. Une vendeuse de produits de première nécessité dans une commune isolée explique que le coût du transport des marchandises augmente chaque fois que le gasoil grimpe, ce qui se répercute sur le prix du riz et de l'huile. Les autorités visent une croissance économique de 4,8 % pour cette année 2026 avec un produit intérieur brut total de 100 181 milliards d'ariary. Pour atteindre ces chiffres, le gouvernement prévoit la suppression totale des subventions pétrolières d'ici le mois d'avril 2026. Cette mesure de dévelopement structurel est présentée comme nécessaire pour libérer des ressources financières vers d'autres services publics essentiels. Les conséquances de ces choix économiques sont suivies par les observateurs qui surveillent la stabilité du pays face à l'inflation. Le déffi pour l'administration est de maintenir une activité économique stable malgré la volatilité des prix à la pompe. La réussite de ce programme dépendra de la capacité des secteurs productifs à s'adapter à ces nouveaux tarifs. Les citoyens attendent une amélioration des infrastructures en contrepartie de ces efforts financiers constants.








